La 53ᵉ édition de la Journée mondiale de l’environnement s’est achevée ce vendredi à Bafoussam sur une note de mobilisation et de responsabilité collective. Placée sous le signe de l’action climatique, cette célébration a été marquée par une série d’activités visant à sensibiliser les populations à l’urgence environnementale et à promouvoir des comportements plus respectueux de la nature.
Après plusieurs jours d’actions citoyennes, la cérémonie officielle de clôture s’est tenue dans la salle de conférence des Services du Gouverneur de la Région de l’Ouest, en présence des autorités administratives, des responsables des services techniques, des acteurs de la société civile, des établissements scolaires et de nombreux invités.
Présidant les travaux au nom du Gouverneur de la Région de l’Ouest, Monsieur Joseph Mbatonga, Chef de Division des Affaires Économiques, Sociales et Culturelles, a lancé un appel pressant à une prise de conscience collective face à la dégradation croissante de l’environnement.
Une semaine d’actions concrètes
Les manifestations de cette 53ᵉ édition ont débuté par une marche citoyenne de salubrité qui a mobilisé plusieurs acteurs autour de la propreté urbaine et de la lutte contre les déchets. Une initiative destinée à rappeler l’importance de préserver le cadre de vie et à encourager l’adoption de gestes écocitoyens au quotidien.

La dynamique s’est poursuivie au Lycée Bilingue de Baleng où une opération de reboisement a été organisée sous la conduite du Secrétaire Général des Services du Gouverneur. Élèves, enseignants, autorités administratives et partenaires ont ainsi procédé à la plantation de plusieurs arbres, contribuant à l’effort de restauration du couvert végétal et à la lutte contre les effets du changement climatique. Pour les organisateurs, cette activité symbolique traduit la volonté des pouvoirs publics de promouvoir des solutions durables face aux défis environnementaux actuels.
Moment fort de la cérémonie officielle, l’intervention du représentant du Gouverneur a été marquée par un discours sans détour sur les responsabilités humaines dans la dégradation de l’environnement.
Face aux professionnels des médias, Monsieur Joseph Mbatonga a insisté sur la nécessité de revoir certaines pratiques qui compromettent l’équilibre écologique. « Les habitudes prises au sein des populations doivent être revues. Si on continue dans cette lancée, nous mettons en péril notre planète », a-t-il déclaré.
Pour le responsable administratif, les défis environnementaux auxquels fait face le monde ne pourront être relevés sans un changement profond des comportements individuels et collectifs. Il a notamment invité les populations à adopter des gestes durables allant bien au-delà des actions ponctuelles généralement observées lors des célébrations officielles.
« La célébration ne doit pas se limiter au simple ramassage des déchets », a-t-il martelé, soulignant que la protection de l’environnement exige un engagement quotidien de tous les citoyens.
L’action climatique au cœur des préoccupations
Cette édition de la Journée mondiale de l’environnement intervient dans un contexte marqué par une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes à travers le monde. Sécheresses, inondations, érosion des sols, pollution et perte de biodiversité figurent parmi les conséquences les plus visibles du dérèglement climatique.
Dans la Région de l’Ouest, les autorités observent également des changements progressifs qui affectent les ressources naturelles, les activités agricoles et les conditions de vie des populations.
Face à ces défis, les participants ont été invités à privilégier des actions concrètes telles que le reboisement, la réduction de la pollution, la gestion responsable des déchets, la protection des cours d’eau et l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.
L’arbre, symbole de cette célébration, a été présenté comme un allié incontournable dans la lutte contre les changements climatiques grâce à son rôle dans la séquestration du carbone, la préservation des sols et la régulation des écosystèmes.
Une responsabilité partagée
Au-delà des institutions publiques, les organisateurs ont insisté sur le rôle central des collectivités territoriales décentralisées, des établissements scolaires, des associations, des entreprises et des citoyens dans la construction d’un environnement sain et durable.
Les jeunes ont notamment été identifiés comme des acteurs clés de la transition écologique. À travers l’éducation environnementale et leur implication dans les activités de terrain, ils sont appelés à devenir les ambassadeurs de nouvelles pratiques plus respectueuses de la nature.
Poursuivre l’engagement au-delà de la célébration
Au terme de la cérémonie, le représentant du Gouverneur a adressé ses remerciements à l’ensemble des partenaires, institutions et citoyens qui ont contribué au succès de cette 53ᵉ édition de la Journée mondiale de l’environnement à Bafoussam.
Il a également salué l’implication des différents services administratifs et des acteurs locaux qui ont répondu présents tout au long de la semaine.
Mais pour les autorités, l’essentiel reste à venir. La réussite de cette célébration se mesurera surtout à la capacité des populations à transformer les messages de sensibilisation en actions concrètes et durables.
Le mot d’ordre est désormais lancé : continuer à planter des arbres, maintenir les espaces publics propres, protéger les ressources naturelles et adopter des comportements responsables afin de préserver l’environnement pour les générations futures.
À Bafoussam, la Journée mondiale de l’environnement s’achève ainsi sur une conviction partagée : la lutte contre les changements climatiques ne se limite pas à une journée de commémoration. Elle se construit chaque jour, par des gestes simples, répétés et portés collectivement au service de la planète.
MOMHA Marguerite