Bafoussam 1er : des routes agricoles réhabilitées pour soutenir les récoltes et dynamiser l’économie locale

À l’approche de la grande saison du maïs, la commune investit dans la mobilité rurale et le bien-être des populations

À quelques semaines du début de la grande saison des récoltes de maïs dans les Hautes Terres de l’Ouest, les engins sont à pied d’œuvre dans plusieurs localités de l’arrondissement de Bafoussam 1er. Entre nivellement, reprofilage et amélioration des voies de desserte agricole, la municipalité entend apporter une réponse concrète à l’un des principaux défis auxquels font face les producteurs ruraux : l’état souvent dégradé des routes qui relient les zones de production aux marchés.

Sous l’impulsion du maire, Monsieur Cyrille Ngnang, d’importants travaux sont actuellement réalisés sur plusieurs axes stratégiques. Parmi les tronçons concernés figurent la route reliant l’entrée EEC de Mvoutsa’a au lieu-dit Tougniek en passant par l’École Publique de Tcho, ainsi que l’axe allant de l’entrée de la Chefferie Banefo jusqu’au pont de Teghaze.

Des infrastructures qui, bien que parfois discrètes, jouent un rôle déterminant dans la vie quotidienne des populations et dans le développement économique local.

Des routes au service de l’agriculture

Dans une commune où l’agriculture demeure l’une des principales activités économiques, l’état des voies de desserte agricole influence directement les revenus des producteurs. Pendant les périodes de récolte, de nombreux agriculteurs éprouvent des difficultés à acheminer leurs produits vers les centres de commercialisation en raison de routes impraticables ou fortement dégradées.

Les conséquences sont souvent lourdes : augmentation des coûts de transport, pertes post-récoltes, baisse de la qualité des produits et réduction des revenus des ménages agricoles.

Les travaux engagés par la commune visent précisément à lever ces contraintes. En facilitant la circulation des personnes, des motos, des taxis et des véhicules de transport de marchandises, les nouvelles voies réhabilitées permettront une meilleure évacuation des récoltes vers les marchés urbains et périurbains.

« Une route praticable ne sert pas seulement à relier deux localités. Elle permet aux agriculteurs de vendre plus facilement leurs produits, aux commerçants de s’approvisionner et aux populations d’accéder aux services essentiels », explique un habitant du quartier Tcho, observant l’avancée des travaux.

Un soulagement pour les femmes productrices

Au-delà de leur dimension économique, ces travaux revêtent une importance sociale majeure. Dans les zones rurales de Bafoussam 1er, les femmes constituent une part importante de la main-d’œuvre agricole. Elles assurent la production, le transport et parfois même la commercialisation des denrées alimentaires.

Pour beaucoup d’entre elles, l’état des routes représente un obstacle quotidien. Pendant les récoltes, il n’est pas rare de voir des productrices parcourir plusieurs kilomètres à pied, portant des charges importantes ou attendant pendant des heures un moyen de transport capable d’emprunter des voies fortement dégradées.

L’amélioration des routes agricoles est donc perçue comme une mesure concrète en faveur de leur autonomisation économique.

« Lorsque les routes sont bonnes, nous pouvons transporter nos récoltes plus rapidement et à moindre coût. Cela nous permet de vendre davantage et de mieux soutenir nos familles », témoigne une agricultrice de la zone de Mvoutsa’a.

Quatre quartiers directement bénéficiaires

Les travaux en cours concernent directement quatre quartiers de la commune. Pour les habitants, l’impact attendu dépasse largement le cadre agricole.

L’amélioration de la mobilité facilitera également l’accès aux écoles, aux centres de santé, aux marchés et aux autres services publics. Les élèves pourront se rendre plus facilement dans leurs établissements scolaires, tandis que les riverains gagneront en temps et en sécurité dans leurs déplacements quotidiens.

Cette approche s’inscrit dans une vision plus large du développement local, où les infrastructures de proximité constituent un facteur essentiel de réduction des inégalités entre zones urbaines et rurales.

Une stratégie de développement ancrée dans la proximité

À travers ces investissements, la Commune d’Arrondissement de Bafoussam 1er confirme sa volonté de placer les besoins des populations au cœur de son action. En privilégiant les infrastructures rurales, l’exécutif communal fait le choix d’un développement fondé sur la valorisation des territoires et le soutien aux activités génératrices de revenus.

Pour le maire Cyrille Ngnang, l’amélioration des routes de desserte agricole représente un investissement stratégique capable de produire des effets durables sur l’économie locale.

Dans un contexte où la sécurité alimentaire et la valorisation des productions locales deviennent des enjeux majeurs, la modernisation des infrastructures rurales apparaît comme un levier incontournable pour renforcer la compétitivité des exploitations agricoles et améliorer les conditions de vie des populations.

Alors que la saison des récoltes s’annonce prometteuse, les habitants de Bafoussam 1er voient dans ces travaux un signe concret de l’attention portée à leurs préoccupations quotidiennes.

Au-delà des engins et des chantiers visibles sur le terrain, c’est toute une dynamique de développement qui se dessine. Car dans les campagnes, une route praticable ne facilite pas seulement les déplacements : elle rapproche les producteurs des marchés, favorise les échanges économiques et contribue à améliorer durablement le bien-être des populations.

À Bafoussam 1er, la réhabilitation des voies de desserte agricole apparaît ainsi comme un investissement stratégique pour l’avenir, où chaque kilomètre aménagé rapproche un peu plus les communautés rurales des opportunités de développement.

 MOMHA Marguerite

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