Le Forum social mondial (FSM) de Cotonou 2026 pourrait finalement ne pas se tenir dans les conditions initialement prévues. Réunie le 27 juillet 2026 à Abomey-Calavi, la Coordination Nationale d’Organisation (CNO) aurait décidé de mettre un terme aux activités préparatoires de cette grande rencontre internationale des mouvements sociaux et de la société civile.
Cette éventuelle interruption interviendrait après plusieurs démarches entreprises auprès des autorités béninoises en vue d’obtenir l’autorisation officielle d’organiser l’événement. Selon une décision attribuée à la CNO, le gouvernement béninois aurait fait savoir, par une correspondance du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique datée du 21 juillet 2026, qu’il ne serait pas disponible pour accueillir le Forum, en raison de « contingences de dernière heure ».
Une mobilisation internationale qui pourrait être stoppée
Cette décision pourrait constituer un coup d’arrêt pour les nombreuses organisations de la société civile, les mouvements sociaux, les autorités traditionnelles et les partenaires qui se seraient mobilisés autour de ce rendez-vous international. Depuis plusieurs mois, les préparatifs auraient suscité une importante dynamique de mobilisation à travers plusieurs régions et continents.
La Coordination Nationale d’Organisation aurait rappelé que des décisions conjointes auraient été prises le 23 juillet entre la CNO et le Secrétariat technique d’organisation (STO) afin de suspendre les préparatifs. Elle aurait toutefois regretté que ces décisions n’aient pas été pleinement mises en œuvre, notamment en ce qui concernerait l’arrêt des caravanes déjà engagées sur les routes en direction de Cotonou. Face à cette situation, la CNO aurait indiqué qu’elle entendrait respecter la décision des autorités publiques béninoises.
Vers l’arrêt des activités préparatoires
Réunie le 27 juillet à 16 heures, la Coordination nationale d’organisation aurait décidé de suspendre l’ensemble des activités liées à l’organisation du FSM Cotonou 2026, y compris celles des différentes commissions. Elle aurait également demandé au Secrétariat technique d’organisation de dresser, au plus tard le 30 juillet, un état détaillé des participants inscrits et des paiements reçus.
Le Secrétariat technique d’organisation aurait par ailleurs été invité à prendre les dispositions nécessaires afin de procéder à la restitution intégrale des frais d’inscription et des demandes de stands versés par les participants.
Une telle décision pourrait intervenir alors que des délégations et des organisations de la société civile se seraient déjà engagées dans le processus de mobilisation, avec l’ambition de faire de Cotonou un espace mondial de dialogue, de convergence et de construction d’alternatives face aux grands défis sociaux, économiques et environnementaux.
Des regrets qui pourraient être exprimés
Dans sa décision, la CNO aurait exprimé sa désolation aux partenaires techniques et financiers qui auraient soutenu l’initiative, ainsi qu’aux organisations de la société civile, mouvements sociaux, autorités traditionnelles et coutumières qui se seraient inscrits et auraient prévu de se rendre au Bénin. Elle aurait également adressé ses regrets aux volontaires et missionnaires mobilisés à travers le pays.
La Coordination aurait néanmoins tenu à remercier les autorités béninoises, les institutions de la République, les collectivités locales, l’Université d’Abomey-Calavi et l’ensemble des partenaires qui auraient accompagné les deux années de préparation du Forum.
L’éventuel arrêt du processus préparatoire du FSM Cotonou 2026 pourrait constituer une rupture importante dans la dynamique engagée autour de cet événement. Il ne remettrait toutefois pas nécessairement en cause les aspirations portées par les organisations mobilisées. Les enjeux qui auraient dû être au cœur des échanges — justice sociale, défense des droits des communautés, souveraineté alimentaire, protection des ressources naturelles et solidarité entre les peuples — resteraient d’actualité.
Pour les acteurs engagés dans cette mobilisation, les deux années de préparation pourraient avoir permis de renforcer les liens entre organisations et de consolider les dynamiques de solidarité à l’échelle régionale et internationale.
Le 27 juillet 2026 pourrait ainsi rester comme une date importante dans le processus du FSM Cotonou 2026 : celle où la Coordination nationale d’organisation aurait annoncé l’arrêt des activités préparatoires, après une mobilisation qui aurait rassemblé de nombreux acteurs autour de l’ambition de faire entendre, à l’échelle mondiale, la voix des peuples et des mouvements sociaux.
CELCOM SONHA