Le gouvernement camerounais entend accélérer le développement des énergies renouvelables. L’annonce de la livraison de six mini-centrales solaires d’une capacité totale de 7,2 MWc en 2026, combinée à l’extension des centrales existantes dans le septentrion, devrait contribuer à améliorer l’approvisionnement en électricité dans cette partie du pays.
Un renforcement progressif de l’offre énergétique
Dans un contexte marqué par une demande énergétique en constante progression, les pouvoirs publics misent sur le solaire pour soutenir la production nationale. Ainsi, six mini-centrales solaires devraient être livrées en 2026 afin de renforcer l’alimentation électrique dans plusieurs localités.
Ce projet, annoncé depuis plusieurs années, vise notamment à réduire les perturbations dans la distribution de l’électricité, particulièrement dans les zones où la pression sur le réseau demeure forte.
Parallèlement, les travaux d’extension des centrales solaires de Maroua et de Guider se poursuivent. Cette nouvelle phase prévoit l’ajout de 28,6 MWc, ce qui permettra d’augmenter significativement la capacité énergétique du Réseau Interconnecté Nord (RIN) d’ici fin 2025 ou début 2026.
Une réponse aux défis énergétiques du septentrion
Le Nord du Cameroun connaît depuis plusieurs années des contraintes liées à l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité. Les infrastructures solaires apparaissent ainsi comme une solution complémentaire pour soutenir la production, notamment en période de forte consommation.
Grâce à un ensoleillement important tout au long de l’année, la région dispose en effet d’un potentiel favorable au développement de l’énergie photovoltaïque.
Pour mieux comprendre les implications techniques de ces projets, nous avons recueilli l’avis d’un technicien spécialisé dans les systèmes photovoltaïques intervenant dans la région.
Selon Moussa Abdoulaye, technicien en énergie solaire, ces investissements pourraient avoir un impact concret sur l’alimentation électrique locale. « Les mini-centrales solaires permettent de produire de l’électricité à proximité des zones de consommation. Une installation d’environ un mégawatt peut déjà soutenir plusieurs quartiers ou des infrastructures essentielles comme les hôpitaux, les écoles ou les administrations », explique-t-il.
Concernant l’extension des centrales existantes, le spécialiste se montre également optimiste. « Les sites de Maroua et de Guider jouent un rôle stratégique dans le fonctionnement du Réseau Interconnecté Nord. L’augmentation de la capacité de production devrait contribuer à réduire les fluctuations et améliorer la stabilité du réseau », ajoute-t-il.
Vers une transition énergétique progressive
Au-delà de l’amélioration immédiate de l’offre électrique, ces projets s’inscrivent dans une dynamique plus large visant à diversifier le mix énergétique du Cameroun. Longtemps dominée par l’hydroélectricité, la production nationale s’ouvre progressivement aux énergies renouvelables afin de sécuriser l’approvisionnement et de répondre aux besoins croissants des populations et des activités économiques.
Si les échéances annoncées sont respectées, la mise en service de ces nouvelles infrastructures solaires pourrait constituer une étape importante dans le renforcement du système énergétique national, tout en soutenant le développement des régions septentrionales.