Réunies à Yaoundé du 18 au 19 août 2026, les parties prenantes, dont l’ONG SAILD, ont jeté les bases d’une gouvernance concertée et durable des écosystèmes forestiers de la sous-région.
La capitale politique camerounaise a abrité, deux jours durant, les travaux de l’atelier sous-régional axé sur le thème : « Gouvernance et coopération sous-régionale pour la conversion des forêts dans le Bassin du Congo ». Organisée par l’ONG Green Development Advocates (GDA), cette rencontre stratégique a réuni divers acteurs du secteur environnemental, au rang desquels le Secrétariat pour l’Appui à l’Initiative de Développement Communautaire (SAILD), venu apporter son expertise de terrain.
L’objectif majeur de ces assises de deux jours était de poser les jalons d’une réponse collective face aux menaces croissantes qui pèsent sur le deuxième poumon vert de la planète. Au cœur des débats : la nécessité urgente d’harmoniser les politiques publiques entre les États de la sous-région pour freiner le changement d’affectation des terres forestières au profit d’activités agro-industrielles ou minières.
Synergie d’actions et solutions durables
Au cours des travaux, les participants ont analysé en profondeur les dynamiques actuelles ainsi que les impacts socio-économiques et environnementaux de la déforestation. Pour inverser la tendance, la concertation a permis d’esquisser des pistes de solutions concrètes articulées autour de trois axes principaux :
- L’harmonisation institutionnelle : Renforcer la gouvernance forestière et aligner les réglementations nationales pour éviter la fuite des pratiques non durables d’un pays à un autre.
- L’innovation et la tradition : Combiner les outils technologiques innovants de suivi cartographique aux savoirs traditionnels des communautés locales pour assurer un suivi rigoureux des massifs forestiers.
- Les alternatives économiques : Promouvoir des modèles de développement durables capables de générer de la valeur sans détruire le couvert végétal.
À l’issue de cet atelier, les acteurs présents, à l’instar du SAILD, ont réaffirmé leur engagement à poursuivre le dialogue et à traduire ces orientations en actions concrètes sur le terrain, garantes de la préseration durable des écosystèmes du Bassin du Congo.
MOMHA