
Les 3 et 4 mars 2026, la ville de Garoua a vibré au rythme de l’innovation agricole. Le CIPCRE, via son antenne de Ngaoundéré, a pris une part active au lancement des projets « RESEAU » et « Soil Matters ». Un rendez-vous crucial pour placer la santé des sols au sommet des priorités climatiques au Cameroun.
Peut-on envisager une agriculture prospère sur des terres épuisées ? La réponse est sans appel : non. C’est avec cette conviction que le CIPCRE a rejoint l’hôtel Tour d’Argent de Garoua pour un atelier de planification opérationnelle de haut niveau. Organisée par la GIZ, en synergie avec le MINADER, l’IRAD et l’IRGM, cette rencontre a scellé une alliance stratégique entre chercheurs, décideurs publics et organisations de la société civile.
Agir pour une terre vivante
Pendant deux jours, les échanges ont permis de poser les jalons de deux projets majeurs financés par le BMZ allemand et l’Union européenne. L’objectif est clair : transformer les systèmes productifs pour les rendre plus résilients. Quatre axes majeurs ont guidé les réflexions :
- La diffusion des pratiques agroécologiques directement auprès des producteurs.
- La restauration de la fertilité des sols, véritable capital naturel.
- La consolidation des réseaux d’acteurs pour ne plus agir en rangs dispersés.
- La mise en lumière des innovations locales qui ont déjà fait leurs preuves.
Le CIPCRE : la voix du terrain
Fort de ses années d’accompagnement auprès des communautés rurales, le CIPCRE a enrichi les débats par son expérience concrète. Au-delà des techniques agricoles, l’organisation a insisté sur un levier indispensable : le marché.
Pour le CIPCRE, la transition ne sera durable que si elle est économiquement viable pour les paysans. Cela passe par :
- La valorisation et la certification des produits issus de l’agriculture biologique.
- La promotion de la consommation locale : sensibiliser le citoyen à la qualité de ce qu’il met dans son assiette.
- Le dialogue permanent à travers des cadres de concertation renforcés.
Un élan collectif
Cet atelier de Garoua ne marque pas seulement le lancement de projets techniques ; il symbolise la naissance d’une dynamique collective. En protégeant l’eau et le sol, c’est notre souveraineté alimentaire que nous sécurisons. Le CIPCRE, fidèle à sa mission, reste en première ligne pour transformer ces ambitions en réalités fertiles pour nos terroirs.