JOURNÉE MONDIALE DE L’ALIMENTATION 2026 : LA CNOP-CAM MISE SUR LE « MANGER CAMEROUNAIS »

Valoriser les produits locaux, c’est aussi investir dans les femmes et les hommes qui nous nourrissent. À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée le 16 octobre 2026, la CNOP-CAM appelle à renforcer le financement et l’accompagnement de l’agriculture familiale.

Du manioc au maïs, en passant par les légumes-feuilles, les produits du terroir occupent une place essentielle dans l’alimentation des Camerounais. Derrière cette diversité se trouvent des milliers de producteurs, de transformateurs et de commerçants dont le travail mérite davantage de reconnaissance. À travers le message « Je mange Camerounais », la Concertation Nationale des Organisations Paysannes du Cameroun (CNOP-CAM) invite à faire de la consommation locale un levier de développement rural et de souveraineté alimentaire. Mais acheter local ne suffit pas. Les exploitations familiales restent confrontées à des difficultés d’accès au financement, aux équipements, à l’eau, au stockage et aux marchés. Les aléas climatiques et la dégradation des sols accentuent également leur vulnérabilité. Pour la CNOP-CAM, soutenir l’agriculture familiale exige des investissements adaptés : infrastructures de stockage et de transformation, équipements agricoles, voies de desserte et services de conseil. L’organisation plaide également pour des crédits tenant compte des cycles agricoles et des revenus saisonniers, avec une attention particulière aux femmes et aux jeunes.Les organisations paysannes doivent être associées aux décisions afin que les investissements répondent réellement aux besoins du terrain. À l’occasion de cette Journée mondiale de l’alimentation, la CNOP-CAM met en avant trois priorités : investir dans les exploitations familiales, faciliter leur accès au financement et soutenir l’innovation paysanne.Le message est clair : consommer camerounais, c’est aussi contribuer à soutenir les producteurs, à préserver les savoir-faire et à dynamiser les économies rurales. Une ambition qui nécessite l’engagement conjoint des consommateurs, des pouvoirs publics, des institutions financières et des partenaires au développement.

MOMHA

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