Fortes pluies dans l’Ouest : le gouverneur appelle à la vigilance face aux risques d’inondations et de glissements de terrain

Les prévisions météorologiques font état d’importantes précipitations dans plusieurs localités de la région jusqu’au 30 septembre. Les autorités redoutent notamment des inondations et des glissements de terrain et invitent les populations à renforcer leur vigilance.*

La saison des pluies n’a pas encore dit son dernier mot dans la région de l’Ouest. Selon les prévisions contenues dans le bulletin des alertes climatiques décadaires de l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC), relayées par la Direction de la météorologie nationale, plusieurs localités pourraient connaître de fortes précipitations jusqu’au 30 septembre 2026.

Les quantités de pluie annoncées devraient se situer entre 89 et 243,7 millimètres, notamment dans les zones de Mbouda, Bazou, Bafou, Bafoussam, Dschang, Batcham, Batié et Foumban ainsi que leurs environs.

Face à cette situation, le gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, appelle les autorités administratives et les services compétents à maintenir les actions de sensibilisation et à prendre les dispositions nécessaires pour limiter les conséquences liées à ces intempéries.

Des zones exposées aux glissements de terrain

Les départements de la Menoua, des Bamboutos, du Haut-Nkam, du Ndé et des Hauts-Plateaux sont particulièrement concernés par les risques annoncés.

Dans la Menoua, les secteurs de Santchou et Dschang sont cités parmi les zones susceptibles de connaître des inondations ou des mouvements de terrain. Dans le Haut-Nkam, la vigilance est recommandée notamment à Kékem, Bana, Bandja et Bafang, tandis que Bazou et Bangoulap sont également concernés dans le Ndé.

Le gouverneur invite ainsi les populations à éviter les zones considérées comme dangereuses, notamment les marécages, les flancs de collines et de montagnes ainsi que les secteurs où les sols sont fortement constitués de sable ou d’argile, susceptibles d’être fragilisés par les fortes pluies.

Au-delà des risques liés aux mouvements de terrain et aux inondations, les autorités attirent également l’attention sur les conséquences sanitaires de la persistance du froid et de l’humidité.

Les populations sont notamment invitées à limiter la présence d’eaux stagnantes autour des habitations afin de réduire les risques de maladies telles que le paludisme, le choléra et la dysenterie. Une attention particulière est également recommandée pour les personnes souffrant d’arthrose, dont les douleurs pourraient être accentuées par le froid persistant.

La sécurité des personnes et des biens passe aussi par la prudence sur les routes. Transporteurs, motocyclistes et piétons sont appelés à redoubler de vigilance pendant les épisodes pluvieux. Le respect des prescriptions du Code de la route est présenté par les autorités comme une mesure essentielle pour réduire les risques d’accidents liés aux mauvaises conditions de circulation.

Les propriétaires d’habitations sont par ailleurs invités à vérifier l’état de leurs charpentes et de leurs toitures afin de s’assurer qu’elles peuvent résister aux vents violents susceptibles d’accompagner les pluies.

Le secteur agricole n’est pas épargné par les conséquences possibles de cette forte pluviométrie. Les autorités redoutent notamment le lessivage des sols dans les parcelles cultivées en pente, ainsi que la perte de produits phytosanitaires sous l’effet des fortes précipitations.

Dans ce contexte, le gouverneur recommande aux agriculteurs de procéder à la récolte de leurs productions en temps opportun afin de limiter les pertes et les risques de détérioration.

À travers ce communiqué signé le 28 septembre 2026 à Bafoussam, l’administration régionale appelle donc à une vigilance accrue durant les prochains jours. La prévention, la sensibilisation des populations et l’évitement des zones à risque constituent les principales mesures préconisées face aux intempéries annoncées.

Ci joint le communiqué officiel

MOMHA

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