L’école, berceau de la conscience verte : Le succès des Jardins Scolaires du CIPCRE-Bénin

Faure Jaurès BOKO, nouvel ambassadeur de l'agroécologie au CEG Akpadanou
Faure Jaurès BOKO, nouvel ambassadeur de l’agroécologie au CEG Akpadanou

À Adjohoun, l’agroécologie ne s’apprend pas seulement dans les livres, elle se vit. Selon une information publiée récemment sur la page Facebook officielle du CIPCRE-Bénin, l’initiative des Jardins Scolaires transforme des élèves comme Faure Jaurès Boko en véritables ambassadeurs d’un avenir durable.

Dans l’enceinte du Collège d’Enseignement Général (CEG) d’Akpadanou, une révolution silencieuse est en marche. Ici, entre les rangées de cultures maraîchères cultivées sans intrants chimiques, se forge l’avenir écologique du département de l’Ouémé. Le projet « Jardin Scolaire », piloté par le Cercle International pour la Promotion de la Création (CIPCRE-Bénin), transforme les établissements d’enseignement en laboratoires de biodiversité.

De l’apprenant au leader écologique

L’impact de cette immersion dépasse largement l’apprentissage technique. Il s’agit d’un éveil citoyen profond. Faure Jaurès Boko, élève en classe de 1ère au CEG Akpadanou, incarne cette métamorphose. Après une année d’expérimentation, son regard sur la nature a radicalement changé.

« Je suis devenu capable de sensibiliser d’autres jeunes sur l’importance de préserver notre environnement », confie-t-il avec assurance. Ce témoignage, partagé par l’organisation sur ses réseaux sociaux, souligne la réussite du transfert de compétences : l’élève devient un acteur de changement capable d’influencer ses pairs et sa communauté.

L’agroécologie : un levier pour la santé et la dignité

Pour le CIPCRE-Bénin, le jardin scolaire est bien plus qu’un potager ; c’est un outil social. En apprenant à produire sainement dès le plus jeune âge, les apprenants découvrent les enjeux de la souveraineté alimentaire. Ils apprennent que protéger la terre, c’est protéger la santé humaine.

Cette approche pédagogique consolide l’engagement de l’organisation en faveur d’un Bénin « Humain, Sain et Vert ». Chaque plant qui pousse au CEG Akpadanou prouve que l’alternative aux pesticides chimiques est possible et bénéfique pour tous.

Un appel à l’action : Cultivons demain ensemble

L’expérience réussie d’Adjohoun ne doit être qu’une étape. Alors que les défis climatiques s’intensifient, l’intégration de l’agroécologie en milieu scolaire apparaît comme une stratégie de résilience indispensable.

Le CIPCRE-Bénin invite les décideurs, les parents d’élèves et les partenaires au développement à soutenir l’extension de ces « poumons verts » pédagogiques. Ensemble, transformons chaque établissement en un îlot de conscience écologique. C’est en semant les graines de la responsabilité chez les jeunes que nous récolterons un avenir durable pour le Bénin.

La Rédaction

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